Compréhension écrite

 

Conseils :Imprimez le texte suivant, lisez-le et répondez en cochant la bonne réponse sur le questionnaire.

Sur 3 affirmations, une seule est juste.

 

 

Texte : Un bizarre enlèvement

Renaud, Vincent, Jérôme arrivent en vacances. Le car les dépose en pleine campagne ; ils s’égarent. Le brouillard monte, la nuit vient. Renaud et Vincent partent en reconnaissance tandis que Jérôme les attend au bord d'un étang.

 

Comme j’étais là, immobile, cherchant à voir avec ma lampe qui ne m’éclairait qu’à quelques pas, j’ai entendu des voix. Renaud et Vincent : à l’accent, on ne pouvait se tromper. Ouf, je les avais retrouvés. J’allais crier pour les appeler, lorsque je me suis rendu compte qu’un nouveau bruit venait de l’étang : le glissement d’une barque approchant de la rive.

C’est donc cela que mes amis attendaient : que la barque accoste et que le rameur les renseigne. Mais pourquoi n’appelaient-ils pas à l’aide tout de suite ? Après tout, peut-être la pêche était-elle fermée dans la région ? Si nous faisions du bruit, le pêcheur braconnier prendrait peur et repartirait sur l’étang. Du coup, et bien qu’on ne puisse sûrement pas la voir de la barque, j’ai éteint ma lampe, et j’ai attendu sans broncher. Bientôt la barque a accosté un appontement de bois contre lequel elle a heurté.

Alors seulement, Renaud a parlé. J’ai reconnu sa voix qui demandait de l’aide. De la barque, une lumière a jailli. Ce devait être un projecteur drôlement puissant, car de ma place, j’ai vu par-delà les nuages de brouillard, Vincent et Renaud sur la berge, auprès de l’appontement. Je distinguais parfaitement le bord de l’étang, et du coup, j’ai quitté le hangar pour me rapprocher de mes amis. Quelqu’un a donné un ordre bref, et la barque, d’après les bruits, a aussitôt quitté la berge pour repartir sur l’étang. J’entendis Vincent s’exclamer avec dépit : c’était raide d’être abandonné comme ça, en plein désarroi. Du coup, il a allumé sa torche et l’a braquée sur la barque.

Cette fois, j’étais assez près pour voir… Et c’était  tellement extraordinaire que j’ai dû en rester bouche ouverte comme dans les bandes dessinées. Car le jeune homme que Vincent venait d’illuminer ainsi, d’un seul élan, portait une cape jaune au-dessus de laquelle brillait un masque d’or. Qu’est-ce que c’était, cette mascarade ? Je n’ai pas eu le temps de me le demander. Derrière ce jeune homme, une autre silhouette plus puissante se tenait. J’ai juste vu une main qui se tendait, d’où un éclair vert a jailli, droit sur Renaud qui était le plus au bord. Renaud a poussé un cri, porté les mains à ses yeux, et s’est écroulé. Instinctivement, je me suis jeté à terre, si bien que je n’ai pas vu Vincent subir le même sort.

Quand j’ai relevé la tête, je me suis aperçu que mes deux amis gisaient sur le sol, et que le garçon au masque d’or était penché sur eux. Tout cognait dans ma poitrine. J’allais me relever, courir au secours de mes amis…

Mais l’autre homme a sauté de la barque et j’ai compris que je n’étais pas de taille. Que pouvais-je faire, seul contre deux ? Dont un qui possédait une arme. La meilleure solution, c’était de rester là et de ne rien perdre des détails. On ne m’avait pas vu, je le compris vite.

Plus j’en apprendrais sur ces hommes, et plus j’aurais de chances de les faire prendre par la police un jour ou l’autre. Ah oui, s’ils avaient fait du mal à mes amis, ils le paieraient ; j’y étais bien décidé.

Cependant, l’homme s’était dirigé vers le hangar. Peu après, j’entendis sortir une voiture puissante, au moteur qui ronronnait doucement. Le chauffeur la fit reculer, l’approcha de mes amis. Après quoi… il descendit, ouvrit la portière, saisit Renaud qu’il souleva comme un bébé, et le coucha à l’arrière. Vincent subit le même sort, pendant que le jeune homme à la cape jaune découvrait les vélos de mes amis appuyés contre le mur du hangar. Les vélos prirent le chemin de la malle arrière, que l’on dut laisser entrouverte. Le projecteur de la barque fut éteint, les deux complices montèrent à l’avant… et la voiture démarra.

D’après Huguette Carrière

« L’Envoyé »

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